marché public vidéo-protection

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Une commune qui décide de se doter d'un système de vidéo protection urbaine met en place une Cahier des Clauses Techniques Particulières ou CCTP pour prestataires répondre Marché Public : Vidéo Protection

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mercredi 12 décembre 2018
Vidéo Protection - Modèle CCTP
Marché Public : Vidéo Protection

La rédaction d'un CCTP Vidéoprotection & Vidéosurveillance

Le CCTP ou Cahier des Clauses Technique Particulières, est une pièce essentielle d'un marché type MAPA, Appel d'Offre ou d'une simple consultation.

Ce cahier des charges décrit votre besoin de manière qualitative. Le CCTP doit être rédigé de manière assez directive car sinon vous obtiendrez une diversité de propositions techniques difficiles à comparer.

Pour la rédaction, vous pouvez faire appel à un Bureau d'études mais le risque est d'avoir au final un projet assez éloigné de votre besoin. Le plus sûr est de faire vous-même une synthèse de vos besoins et de les rédiger simplement.

Préparation du CCTP Vidéoprotection & Vidéosurveillance

Nous conseillons de commencer par lister les zones à surveiller en détaillant pour chaque zone les motivations qui poussent à mettre des caméras.

Par exemple :

  • Parking de la Gare, besoin d'avoir une vue d'ensemble du parking car il y a des vols de véhicules ;
  • Entrée de la Commune, besoin de lire les plaques d'immatriculation pour identifier des délits de fuite ;
  • Porte d'entrée de l'hôpital, besoin d'identifier les entrants dans le bâtiment.

En amont de cette rédaction, une réflexion s'impose : Comment allez-vous traiter les images des caméras, en temps réel ou en différé ? Si les objectifs ne sont pas les mêmes, le matériel à déployer ne sera pas le même.

  • Si l'utilisation est en temps réel, avec un opérateur qui regarde les caméras et bien sûr des équipes d'intervention sur le terrain, l'objectif est de faire du préventif. Dans ce cas, les caméras seront plus du type dôme mobiles.
    L'opérateur pourra les faire tourner sur 360° et pourra zoomer en actionnant à distance le zoom de la caméra. Cela s'appelle de la « vidéosurveillance ».
    Les caméras n'auront pas besoin de très grandes performances techniques car l'opérateur pourra grossir l'image en temps réel par contre le transport de l'image devra être performant pour ne pas avoir de latence entre la commande de mouvement et le retour image.
     
  • Si l'utilisation est en temps différé, cela s'appelle de la vidéoprotection. L'objectif est de rassembler un faisceau de preuves par les images donnant des indices sur les faits. Dans ce cas, les caméras devront être fixes et de grande qualité car lors de la relecture, seul le zoom « numérique » sera possible avec le risque de pixellisation qui empêchera une bonne interprétation de l'image.
    Dans cette configuration, il faut garder à l'esprit que vous ne pourrez jamais reconnaître les visages sur toutes les caméras dans toutes les conditions. Ce qui est important c'est d'avoir un « faisceau de preuves ».
Conception du document

Concernant la conception proprement dite du CCTP, vous devez exprimer un « besoin » et ne pas donner des « solutions ». Par exemple, vous devez décrire sur un plan les zones que vous voulez voir, ce n'est pas à vous de donner le nombre de caméras, ni l'endroit où elles seront.

  • Une caméra sera peut-être pour vous mieux placée sur le trottoir de droite que sur celui de gauche mais les tranchées à faire coûteront peut être beaucoup plus cher ! C'est au Soumissionnaire de vous apporter la meilleure solution.
  • La lecture d'une plaque d'immatriculation de nuit sera plus précise sous un lampadaire et une sortie de rond-point plutôt qu'en pleine ligne droite dans une zone sombre.

Bien sûr, le taux d'élucidation des affaires croît de façon exponentielle avec le nombre de caméras mais il ne faut pas commencer par se limiter sur le nombre de caméras car ce ne sont pas les caméras qui coûtent cher, mais l'infrastructure qui va avec. Il faut optimiser l'installation de vidéosurveillance ou de vidéoprotection : certaines caméras « plan large » permettront de décrire succinctement un individu et d'autres caméras permettront « d'identifier » un individu.

Même si vous ne devez pas trop rentrer dans la technique, vous devez vous renseigner sur les limites des technologies actuelles : cela évite de demander des choses impossibles à réaliser.

Quelques rappels sur les limites de la technologie :

  • Il n'est pas possible de voir à la fois une plaque d'immatriculation à 20 mètres et en même temps une place à 180°. Plus les caméras ont un champ large, moins les détails sont précis. Il n'est pas possible de réaliser de bonnes images dans les endroits sombres. Il est possible de rajouter des LED infrarouge mais elles sont très limitées soit en distance soit en largeur de champs.
  • Il faut une alimentation permanente pour les caméras mais également pour les relais radio. Les panneaux solaires ne fournissent pas assez de puissance pour alimenter des faisceaux hertziens.
  • Les packs batteries qui se rechargent sur l'éclairage public sont relativement chers et assez encombrants. Ils doivent être mis sur des candélabres de plus de 8 mètres.
  • Les packs batterie ont une durée de vie limitée à 4 ans et les remplacements coûtent cher. C'est une très bonne solution uniquement si l'on ne peut pas faire autrement.
Erreurs courantes
  • Compiler ce qu'il y a de mieux dans tous les CCTP que vous pouvez lire. Cela amène forcément à des impossibilités. Recopier des caractéristiques techniques que vous ne maîtrisez pas. Votre besoin doit être exprimé « fonctionnellement » et non « techniquement ».
     
  • Penser qu'une caméra dôme en mode « ronde » peut remplacer plusieurs caméras fixes. Avec les prépositions, c'est toujours au moment où les images deviennent intéressantes que la caméra se met à tourner. Il faut également savoir que le prix d'une caméra dôme est équivalent au prix de 3 caméras fixes.
     
  • Penser que le nombre de pixels d'une caméra est le seul critère de qualité. Certaines « bonnes » caméras de 1Mpixels donnent de meilleures images que certaines « mauvaises » caméras de 2Mpixels.
     
  • Penser que tout est possible en transmission radio, la ligne de vue entre antennes doit être parfaitement dégagée. Se poser la question suivante : Le trajet sera-t-il encore dégagé dans les années à venir (pousse des arbres, construction d'immeuble…).
     
  • Penser qu'il y a de l'énergie permanente dans les candélabres. Sauf si vous avez une installation très récente, les candélabres sont sans énergie dans la journée. Vous serez obligé d'utiliser des packs batterie. La durée de vie est d'environ 4 ans, les coûts récurrents sont donc importants.
     
  • Il ne faut pas confondre les lignes SDLS dont les abonnements sont dans les 300 à 400 €/mois avec le ADSL dont les coûts sont d'environ 40 à 70€/mois.
     
  • Penser que l'on ne peut pas utiliser l'ADSL classique. C'est une idée véhiculée par ceux qui ne maîtrisent pas cette technologie.

    Un opérateur vous proposera un abonnement ADSL par site. C'est une solution souple mais qui coûte très cher. L'idéal est de passer votre propre fibre optique. Cela ne coûte pas cher si vous avez des fourreaux qui vous appartiennent. Pensez à mettre des fourreaux en attente dès que vous ouvrez des tranchées.
Conclusion

Nous vous conseillons de faire vous-même votre CCTP d'autant qu'il n'y a aucune obligation de passer par un Bureau d'étude même pour obtenir une subvention type FIPD.

Pour vous donner une base de rédaction, nous avons rédigé un CCTP type qui pourra vous aider mais qui ne remplacera pas la réflexion décrite ci-dessus.

Vous pouvez également nous confier une prestation d'analyse technique. Contactez EXO7 Secure Solutions au +33 (0) 1 39 56 56 56  ou à l'adresse suivante distri@exo7-solutions.fr pour tout renseignement.

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